L'antiquaire ou le brocanteur est tenu de s'assurer de l'origine des meubles, objets, oeuvres d'art qu'il acquiert et à ce titre, il doit connaître précisément l'identité du vendeur avant de s'en porter acquéreur.
Il en découle donc directement que:
- l'antiquaire-brocanteur ne peut acheter à une personne mineure
- lors d'une succession, les objets ne peuvent être négociés qu'avec l'accord de tous les ayant-droits
- pour des personnes en instance de divorce, il faut bien évidemment l'accord des deux conjoints.
Par obligation légale (articles 321-1 à 321-8 du code pénal), l'antiquaire-brocanteur est tenu d'inscrire l'identité des vendeurs sur un "Livre de police", "Registre de police" ou "Registres d'objets mobiliers".
Ce registre doit être paraphé par le commissaire de police ou par le Maire de la commune dans laquelle le professionnel est installé.

Le registre doit indiquer à l'encre indélébile, sans blanc, ni rature, ni abréviation, sur des feuilles inamovibles qui sont généralement numérotées :
- un numéro d'ordre qui est attribué à chaque objet
- la date de l'achat
- la description de l'objet (caractéristiques, nature, provenance, style, dimensions, signatures, monogrammes, lettres, numéros de série, emblèmes ou autres signes distinctifs)
- les nom, prénoms, qualité et adresse du vendeur; la nature, le numéro et la date de délivrance de la pièce d'identité du vendeur avec l'indication de l'autorité ayant délivré cette pièce
- le prix d'achat et le mode de règlement (en cas d'échange, d'acquisition à titre gratuit ou de dépôt-vente, une estimation de la valeur vénale de chaque objet ou lot)