C'est de l'Alu !
Voilà ce que l'on s'entend dire généralement quand chez un Antiquaire-Brocanteur, on a en main un objet en Aluminium, tel ce dessous de plat.
Souvent, l'intonnation qui est mise porte à bien faire mesurer à l'auditeur, combien l'objet a d'intérêt par la Qualité de la matière qui le compose.
Il est vrai que l'Aluminium est une matériau remarquable.
Léger, maléable, solide, d'une belle couleur argenté, il est très intéressant pour sa résistance à l'oxydation.
Principalement extrait de la bauxite, l'Aluminium est un élément important sur la Terre avec 1,5% de sa masse totale.
A ses débuts, dans les années 1850, quand le chimiste français Henri Sainte-Claire Deville élabore un processus permettant de le fabriquer industriellement, l'extraction et la fabrication restent coûteuses; il est alors utilisé pour la fabrication d'objets précieux, tels les bijoux ou les instruments scientifiques.
Au cours de la 1ère guerre mondiale, avec le développement de l'Aviation, les alliages, la fabrication et l'usinage de l'Alu s'améliorent et après la guerre, dans les années 20, ces développements profitent aux objets du quotidien, notamment les appareils électroménagers qui prennent une place de plus en plus importante dans les cuisines d'abord américaines et ensuite sur le "Vieux continent".
Malgré les décennies et même après avoir connu de longues années d'abandon dans de mauvaises conditions (humidité, poussière,...), l'Aluminium retrouve rapidement une belle brillance dès qu'on le frotte avec un chiffon légèrement imbibé d'un produit spécifique, comme avec ce vase.
Certaines pièces en aluminium ayant servi à l'assemblage d'avion: fuselage, hélice, moteur, pièces mécaniques et autres éléments de structure, .... sont aujourd'hui reconverties en éléments de mobilier d'art aéronautique.
Pour ma part, c'est avec émotion que je me souviens de la gamelle de lait en alu, avec laquelle j'allais presque quotidiennement à la ferme du village; ma mère avait déposé dans le couverte de la gamelle les quelques pièces de monnaie pour payer la fermière.
Mon premier apprentissage de la responsabilité !
Une expérience, je pense partagée par de nombreux enfants des années 50-60 et bien avant, comme en témoigne, cette fameuse fable de La Fontaine, Perrette et le Pot au lait.



Un matériau remarquable... comme ce blog d'ailleurs ! Merci pour cet article, encore fois très intéressant et instructif.
Rédigé par : Lithothérapie | 02 juillet 2010 à 13:30
Merci à Claude pour ce mot brochon que je ne connaissais pas... c'est vrai que la langue française est merveilleuse aussi par ses "mouvances" locales.
Dans ce même esprit, dans le pays bigouden en Bretagne, nous utilisons encore très quotidiennement le mot de "pochon" pour désigner un petit sac: pour mettre les courses, emballer un petit objet,...
Et ce petit mot résiste !
C'est fabuleux §
Rédigé par : Eric | 17 janvier 2010 à 06:45
la gamelle pour chercher le lait.La Fontaine parlait plutôt du pot à lait;ou encore dans d'autres régions,de bidon,de bouteillon,etc...
Dans ma région lorraine on utilisait le mot "brochon";un brochon de lait!Quoiqu'il en soit,que de merveilleux souvenirs au travers de certains bidons,aujourd'hui peints de scènes champêtres et servant de décoration au coin d'une cheminée par exemple.!
Rédigé par : claude | 16 janvier 2010 à 15:39