Depuis l'époque de la Renaissance, le chevalet accompagne le peintre. Fidèle instrument, il sert prioritairement à supporter le tableau en cours d'élaboration. Conçu sur le principe du trépied, sa béquille arrière inclinable permet à l'artiste de régler son "plan de travail".
La palette et les pinceaux à la main, le peintre comme ici cet auto-portrait de Camille Corot (1796-1875) est face à lui même, et au sujet qu'il souhaite traiter: portraits, nature, nature morte, .....
Une tablette horizontale réglable en hauteur en fonction des formats accueille le tableau, avec parfois sous celle-ci un espace permettant de ranger les pinceaux, tubes de couleurs, chiffons, couteaux et autres instruments.
Pour certaines oeuvres, le chevalet d'atelier peut être à "socle en H" ou "chevalet à patin":alors, plus lourd dans son bâti et dans sa mécanique, il ne sort jamais de l'atelier.
Avec les progrès techniques, le chevalet se transforme: plus léger, modulable, repliable, plus ou moins extensible, ... il sort de l'atelier et accompagne le peintre de Barbizon (Corot, Millet, Rousseau, Charpin,..) à la montagne Sainte-Victoire (Paul Cézanne).
Au XXè siècle, il devient même "Boîte-Chevalet": il contient alors tout le petit matériel qui se range dans un astucieux et pratique assemblage de tiroirs, facilement transportable à la main, comme on le voit avec ce peintre installé dans le port d'Honfleur.
Et puis, .... après le seconde guerre mondiale, certains artistes tels les expressionnistes abstraits américains, s'en libèrent complètement travaillant par exemple, à même le sol comme ici Jackson Pollock.
Mais malgré ce mouvement, le Chevalet reste toujours en vogue auprès des peintres et artistes contemporains, au travers des différents genres et techniques diversement employés.



Commentaires