Amélie Textile des Puces de Vanves m'envoie cette photo d'une paire de crochets de biffin que je m'empresse de vous présenter.
Après l'assiette de chiffonnier dont j'ai parlé en ce début de semaine, voici son principal instrument, le crochet de biffin qui à Paris, lui était remis par les autorités de Police, en signe d'agrément pour effectuer cette profession.
Au fil du temps, le nom du métier de chiffonnier a évolué s'adaptant au vocabulaire lié aux étoffes qu'il collectait, successivement dénommées: loques, pattes, drilles, chiffes,...
Loquetier au XVIIIè siècle mais ensuite, pattier, drillier, chiffonnier....
On l'appelle Biffin, du nom de Biffe, ce crochet de fer avec lequel, le chiffonnier fouille les détritus.
A Paris, le métier de chiffonnier est réglementé à partir de 1828, par une ordonnance royale qui stipule que les chiffonniers doivent porter une médaille en bronze délivrée par la préfecture de police (sur laquelle figure le nom du chiffonnier et un numéro) , mais aussi un petit balai pour "relever les ordures" après leur passage, ainsi qu'une lanterne, leur travail s'effectuant aux petites heures du jour.
Il est à noter que ces médailles ont d'abord été attribuées aux anciens forçats et repris de justice, en échange de "renseignements"..... ensuite, elles furent délivrées aux vieillards, aux estropiés et même aux enfants, tel ce jeune chiffonier portant une hotte.
Ensuite, la médaille sera remplacée par la carte de brocanteur et brocanteur ambulant.
Le métier de chiffonnier existe toujours dans certains pays; les plus connus étant les chiffonniers du Caire qui résident dans le quartier du Mokkatam.



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