Dans un précédent article, nous avons évoqué l'obsolescence programmée de certains objets industriels qui consiste à définir une durée de vie bien précise pour chaque objet produit afin de s'assurer un "marché régulier" avec pour principe qu' "un bon produit est un produit jetable".
Comme souvent dans le Blog Antiquités, à l'inverse de cette logique, nous nous intéressons aujourd'hui à une amélioration technique conçue il y a quelques décennies, pour prolonger la durée de vie des chaises.C'est sur une série de 4 chaises Luterma que j'observe ce mécanisme original qui ne semble pas avoir été généralisé, car on le trouve sur très peu de modèles.
Sous l'assise de chacune des chaises, nous remarquons des croisillons en acier galvanisé qui grâce à des écrous, peuvent se raidir et se transformer en tendeurs.
En effet, les chaises sont généralement soumises à des contraintes très fortes qui font qu'au fil du temps, les différents éléments assemblés ont tendance à "prendre du jeu", ce qui nécessite de les resserrer régulièrement d'autant que le bois est un produit naturel qui respire et réagit aux variations de température ambiante et à l'humidité de l'air.
Pour pouvoir régler la tension, il faut bien évidemment que la chaise ait été conçue et assemblée avec cette possibilité (en effet, il est facile de comprendre que les chaises anciennes assemblées avec vis et écrous le permettent alors que les "chaises modernes" dont les éléments sont simplement collés, ne le permettent pas !)
Grâce à ce système Monobloc, c'est très simple de maintenir un bon assemblage des différents éléments de la chaise.
Un atout incontestable à l'époque mais qui peut être l' a conduit à sa perte, car "non conforme" à la logique industrielle de la consommation moderne basée sur le "jetable" avec une durée de vie programmée !
Sur le bandeau arrière de chacune des chaises, nous trouvons une étiquette en aluminium qui certifie l'authenticité du système d'assemblage Monobloc, S.G.D.G.
Aujourd'hui, nous nous interrogeons sur les limites de notre modèle de consommation et il me semble qu'un certain regard sur le passé, devrait nous aider à préparer l'avenir.



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